SECAL à Lubero : De la semence au savoir, un pari réussi d’une résilience communautaire pour redonner espoir aux petits exploitants agricoles

Malgré les défis de la guerre, de l’insécurité et du changement climatique, le Programme D’appui à la Sécurité Alimentaire et à l’Alphabétisation (SECAL III), appuyé par la Caritas Congo Asbl et financé par la Norvège, continu à renforcer les capacités agricoles et économiques de milliers de ménages en travers le modèle coopératif.

Tout est parti de la mise en place des coopératives. Et, grâce à cette approche, les paysans ont appris les techniques de multiplication de semences, garantissant ainsi l’accès à la semence, à la bonne récolte et l’accroissement des revenus.

Mme Kavira TASI est une femme paysanne résidant à Masereka, l’un des sites pilotes du projet SECAL III. Cheffe de ménage, elle est agricultrice des cultures vivrières, notamment sur les hautes terres du territoire de Lubero. Au cours de l’année, elle cultive le chou, la carotte, le poireau, l’oignon, le petit pois, etc. Des denrées, toutes qui ont un grand marché dans les villes comme Butembo et Beni.

« Grace au projet SECAL III, nous bénéficions d’une formation pratique sur comment faire une bonne agriculture : rotation des cultures, entretient du champ, protection contre les menaces climatiques, etc. Grâce à cet accompagnement, notre production a considérablement augmenté. Aujourd’hui, nous récoltons suffisamment pour nourrir nos enfants et vendre une partie de notre production sur le marché », déclarait-elle.

Face au risque de l’insécurité alimentaire et la guerre dans la zone, sur le long terme l’aide humanitaire a des limites considérables sur les communautés locales. Ainsi, l’Église vise à rendre les ménages autonomes afin qu’ils définissent eux-mêmes leur propre directive agricole, adaptée aux réalités locales. Ainsi, pour limiter la carence, la multiplication de la semence résiliente de la pomme de terre a été vulgarisée.

Selon MBUSA VIVALYA Dani, agronome à la Caritas Développement Butembo-Beni,

« Cette approche permet de distribuer des semences de qualité et en quantité suffisante à des dizaines de bénéficiaires simultanément ».

Perspectives et continuité, l’alphabétisation couplée aux enseignements agricoles, permettent aux paysans de mieux gérer leurs coopératives, de calculer leurs bénéfices et d’éviter les arnaques. Dans plusieurs villages du territoire de Lubero, les centres d’alphabétisation soutenus par le programme SECAL ont permis à de nombreux adultes, particulièrement les femmes, d’acquérir des compétences de base en lecture, écriture et calcul.

« Ces acquis facilitent la gestion des activités agricoles, des groupes d’épargne et des petites entreprises familiales tout en renforçant la participation citoyenne des bénéficiaires ». Comme le témoigne Kahindo Mwendapole Gislaine, responsable du groupe d’alphabétisation de Lukanga.

Une meilleure cohésion sociale et gouvernance locale

Dans le cadre du même programme, la Caritas Développement Butembo-Beni organise également des sessions de dialogue communautaire réunissant autorités locales, leaders religieux, organisations de la société civile et communautés bénéficiaires.

A Vuyinga, l’équipe déployer par la CARITAS Développement Butembo-Beni en date du 07 Juin 2026 a réuni l’association de revendeur du café et du cacao pour échanger autour des enjeux de l’heure sur la culture de ces produits. A cette époque, il est sans nul doute que les café et cacao congolais ont connu ne chute libre sur le marché car sous coté en bourse.

Et contre les maladies, les agriculteurs fabriquent localement le pesticide biologique à partir des produits accessibles. Ce produit non polluant reste aussi un engrais biofertilisant efficace, limitant le recours aux produits chimiques.

CARITAS Développement Butembo-Beni

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